Avant-propos : les propos du blogueur sont retranscrits en noir, ceux de l’invitée surprise en
violet.
2e avant-propos: l'invitee n'a eu aucun droit de censure sur le choix des photos...
Vendredi 3 Mars, 8 Heures du matinJe me prépare psychologiquement pour aller chercher Marion à l’aéroport, Libby m’a propose de venir avec moi sur l'autoroute , mais je sais que je dois faire ce chemin seule. Je pars a 9heures pour etre bien sur d'y etre a 11, au cas ou je me perde , ou pire arrive a Londres au lieu de Luton. C est avec bonheur et surprise que j'arrive saine et sauve a l'aeroport a 10heures moins 10, je me dirige vers le kiosque a journaux , achete un magazine ELLE francais et vais m'assoir boire un cafe.
Marion arrive finalement (en fait l’invité surprise est Marionette, avec un seul N, car elle n’est pas une marionnette dont on peut tirer les ficelles
(c’est bien, ça rentre !)), mais elle est en retard bien sur
Même pô ma faute ! Mouais, bon. On repart direction Berkhamsted, nom de ma ville que Marion essayera vainement de prononcer sur le chemin.
« Bbbbbbbberkhamsted » dit Julie en faisant claquer le b… « Perkamstid » essaie de répéter Marion … En même temps, je précise que Julie conduit, qu’elle est à ma droite, et que le levier de vitesses est à sa gauche… Imaginez la scène… Et que sur la route, il y des ronds points bizarres avec des ronds points à l’intérieur des ronds points, faut venir ici pour le croire ! Finalement, nous atterrissons
(non, Julie ne pilote pas un avion !!) bref, à Partridge Close,
Graemesdyde road, et moi ça me saoule que Marion prenne le contrôle du clavier toutes les 30 secondes. Les présentations sont faites
(« nice to meet you » Julie m’ayant fait faire quelques révisions durant le trajet…) et je constate avec étonnement que Marion comprend très bien l’anglais
(mais oui, Julie, moque toi ! Toi qui a même pas voulu venir me voir dans le pays de la bière et des saucisses ! « Ich bein da, ich bein Julie »), et j’attends avec impatience de voir si elle le parle aussi. Marion découvre sa chambre, …peut-être cela vous donnera-t-il l’envie de venir, je précise que la chambre est spacieuse, munie de rideaux qui se ferment tout seul, un lit très grand, et parfois si vous parlez bien anglais, un petit chocolat apparaîtra par magie sous l’oreiller , …je ne crois pas que Mama en ait trouve un , faites vous-même les conclusions.
Ben oui, la cicatrice sur le balai est en vacances, ça n’a rien à voir avec un quelconque niveau linguistique…

Direction
le bois dans lequel Julie avait fait, un jour, quelques kilomètres en trop en vélo parce qu’elle s’était légèrement perdue, pour les fidèles, cela devrait vous rappeler un précédent épisode de ses aventures…ce sera le sport du jour, marcher dans les bois , 3 miles pour être précis, nous traversons le bois de Ashridge pour arriver a Aldbury, nous explorons (vite fait) l’église, puis nous dirigeons vers le tea room. Que dire, je ne sais toujours pas si mon sentiment était de la déception ou de la surprise étonnée,
Il faut dire que Julie était déjà passée de nombreuses fois devant ce tea room et n’avait jamais osé y entrer, parce que seule… En effet, ce tea room n’a pas vraiment pignon sur rue… Le seul indice laissant supposer qu’un commerce se trouve là est un petit panneau cartonné affichant « open » derrière une vitre un peu sale… Après avoir franchi 2 portes, nous arrivons dans une petite salle de restaurant vide avec une immense cheminée où un vieux monsieur finit par venir nous demander ce que nous souhaitons, après avoir installé une nappe à trous sur la table. Sentiment bizarre, cela m’a tout de suite fait penser à la nouvelle de Roald Dahl, dont je ne connais plus le nom mais dans laquelle tous les clients du bed and breakfast finissaient empaillés par la propriétaire…Mais après quelques minutes je trouve presque un charme a cet endroit, de plus le chocolat chaud et le toasted teacake beurré salé étaient délicieux.

Bien calées, nous repartons, cette fois ci la pente est ascendante, nous prenons quelques clichés artistiques ( bonne excuse pour s’arrêter quelques minutes, surtout pour Marion).
Après être rentrées quelques minutes à la maison, nous repartons à pied explorer la « ville » de Bbbberkhamsted, direction l’église où un monsieur nous fait savoir qu’un concert aura lieu le lendemain at seven thirty et direction un cimetière que Julie n’avait, non plus, jamais osé explorer seule… Spécial comme ambiance, les tombes ont au moins cent ans, ne sont plus du tout entretenues et ce qui est étrange c’est que les tombes , qui ne sont pas très nombreuses, sont parsemées sur plusieurs miles. Really strange indeeeeeed.
Nous rentrons nous réchauffer, Marion rencontre les mômes, (
fini les nice to meet you, un signe de la main signifiera à ces chers enfants ma joie de les rencontrer !) ma chère invitée a ensuite eu le plaisir de manger avec les enfants, disons pour résumer que le repas n’était point d’un morne silence, bonne transition avec le cimetière.
Chansons, et bruits en tous genres agrémenteront le repas (petite pensée pour le Maïkel de Nemo la gamina). Nous repartons direction le cinéma cette fois, Marion la chanceuse va enfin découvrir le saint des saint de mon panthéon (
ses spaghettis et ses bougies chauffe plats) le film du jour est le « Constant Gardener » avec Ralph Fiennes, sur l’utilisation de l’Afrique par les firmes pharmaceutiques, film qui nous a beaucoup plu. Nous rejoignons ensuite mes amies Lenka (
au pair AS WELL) et Almut (
hallo ! :)). Tandis que je reste sérieuse et bois une boisson au cola, Marion carbure à la pint de Guiness
(merci Lenka pour le prêt de ton verre pour la photo) l’excuse bidon , j’hallucine ! Bref, on papote en anglais, enfin Marion rame
(les hochements de tête et les « mmm » ne marchent pas toujours à merveille quand on me demande de raconter ma journée …), alors elle finit par communiquer en allemand avec Almut.

Samedi 4 Mars

Reveil à 5 heures 45, puis réveil définitif à 8 heures, la journée va être chargée, nous partons à Cambridge ( ENFIN, depuis le temps que nous parlons de nous y rendre avec mes copines internationales) Lenka va conduire et étrangement cela rassure tout le monde ! Le trajet nous prend environ 1 heure trente.
On se gare au « Park and ride », découverte de la journée, et on arrive donc finalement en ville. Après avoir tourné le plan dans tous les sens, direction le King’s college où nous assisterons à la répétition d’un concert (super chouette)
pendant notre visite de la chapelle. Julie a grugé l’entrée en utilisant la carte d’étudiante de Lenka pour payer moins cher, tsssss. Et oui, comme d’habitude, je n’ai pas oublié mon stick pour le lèvres, mais la carte de réduction, ça oui. Pour préciser un peu les propos de ma copine de plume, je dirai que la répétition était probablement celle du chœur et de l’orchestre de l’Université (l’Harmonie Cambridgienne ?), les solistes avaient une très belle voix, la découverte du lieu en musique était vraiment magique, vous pouvez le voir sur les photos, le principal attrait des lieux est les vitraux, immenses et magnifiques, qui racontent la vie de Marie et Jésus, mais c’est le plafond qui a attiré l’intérêt de Marion , chacun son truc (moi c est les œuvres d’art religieuses, les os, crânes et bijoux anciens sous vitrines des musées (avec turquoise de préférence)).


Nous nous rappelons soudain que Lenka est toujours dehors dans le froid, ( elle avait malheureusement choisi de ne pas visiter la chapelle). Petite précision à ce sujet, le temps est ensoleillé, clair, magnifique , fanTAstique, …
mais il fait un froid polaire digne d’un temps de fog ! Cambrige est vraiment une ville-musée, la majorité des bâtiments sont tout vieux mais jolis, il y a plein de ponts et de jeunes gens en dessous (pas en petits dessous type nuisette comme le pense Marion au moment ou je tape laborieusement mes lettres, en effet elle émet des sons curieux à chaque fois que je tape un mot) qui tentent de ramer sur les gondoles, comme a Venise, … donc les jeunes gens passent en bateau SOUS les ponts, j’espère que c’est clair ??


Aussi à Cambridge il y a plein de pelouses taillées au carré, l’interdiction de gambader joyeusement dessus est bien spécifiée , mais le dépliant précise que les professeurs de l’Université et leurs invités ont le droit eux, et mêmes de pique-niquer dessus s’ ils veulent. Comme on se les gèle toujours autant on se boit un premier café.
Après s’être fait refouler à l’entrée du trinity college, on se rend au john’s college (oui, il n’y a que des universités dans toute la ville…), et contrairement à ce que raconta Julie, c’est ici que les jeunes gens ramaient en dessous du pont des soupirs (du même nom que son cousin de Venise, mais quand même pas aussi beau !). Un deuxième café, dans un café costa, (voir section jeux pour plus d’infos) suivra pour se réchauffer d’être restées à admirer un groupe de musiciens des rues qui jouaient du rock-pop.
Nous repartons , avec pour décor un beau soleil couchant , que Marion n’ a pas vu, elle roupillait, et Coldplay et James Blunt en fond sonore (Lenka et Julie chantent en même temps, …finalement heureusement pour ses oreilles que Marion dormait
)(si le lecteur se demande comment il est possible de s’endormir alors que deux voix si mélodieuses s’époumonent à l’avant de la voiture, je lui dirai que je ne sais pas…)
Petite pause dans le récit, je m’adresse particulièrement à Tata Twingo : peut-être faudrait-il penser à travailler maintenant, tu liras la suite demain, …
Nous nous dépêchons de dîner, nous sommes déjà en retard pour le concert gratuit donné à l’église de Bbbbberkhamsted. Nous arrivons en retard , et décidons d’attendre dans le froid que le premier morceau soit fini, nous nous faufilons
(dans une entrée fracassante) et demandons en chuchotant
(bruyamment) s’il est possible de rentrer une fois le concert entamé.
On s’asseoit donc dans un petit coin mais le monsieur de l’entrée nous court après pour nous donner des programmes. A l’entracte, on s’aperçoit en lorgnant les tickets du couple devant nous que l’entrée au concert coûte 12 pounds... Notre questionnement sera alors : Soit le monsieur a cru que nous étions under eighteen et que notre mère allant au pub (ce qui est interdit aux under eigteen) nous préférions aller à la messe, ou bien l’autre possibilité : nous faisions tellement chuter la moyenne d’âge à nous deux que l’allégresse lui a fait oublier les besoins financiers du bridgwater band… Après avoir eu un coup de speed quand le monsieur est revenu nous parler (nous avions peur qu’il revienne nous demander les sous après coup, ce qui aurait pour effet de nous mettre à sec pour le reste de la soirée…) pour nous souhaiter la bienvenue, nous avons imaginé dérober les tickets du couple devant nous, ainsi que leurs gants, Julie ayant malencontreusement égaré les siens lors de notre froide journée à cambridge. Mais pour répondre a vos interrogations probables, oui le concert était vraiment bien, je profite d’ailleurs de l’occasion pour dire à Rouletabille que j’apprécie le pipeau traversier depuis quelques temps déjà, j’avais oublié de te le dire.
Et toujours à l’intention de la même détective flûtiste, je tiens à préciser qu’une des symphonies (la numéro 8 in Gmajor Op. 88…euh, veut dire quoi ça ?)
jouées étaient d’un certain monsieur Dvorjjjjak (comme quoi, à force de répéter, ça finit par rentrer…). Egalement au programme, l’Ouverture de Ruy Blas de Felix Mendelssohn
(mais pas la marche nuptiale du songe d’une nuit d’été, dommage on aurait eu l’air intelligente parce qu’on aurait reconnu…), et le Piano Concerto in A minor Op. 16, de Edvard Grieg
(à ne pas confondre avec le gros géant Hagrid).
La soirée s’est terminée autour d’un coca pour certains et d’un rhum coca pour d’autres (je ne citerai pas de nom, mais c’était une certaine personne buvant d’habitude exclusivement du DIET coke), les amis de Jouls nous ayant posé un joli lapin. Bon ben voilà, je crois qu’on a fait le tour des événements de cette journée. Ne vous inquiétez pas, il ne reste qu’un jour à raconter !
Dimanche 5 mars
C’est le jour de Londres ! Départ donc en bus-train en direction de LA grande ville. Dans le train, on a eu droit à avoir en face de nous la famille la plus moche de Londres ! Au programme : d’abord la National Gallery, et ses salles de tableaux impressionnistes, pointillistes… nous avons admiré les tableaux de Monet, à ce propos nous lançons une idée, un voyage de blog à Giverny , pour visiter le jardin de Monet, cet été, un week end, vous pouvez vous inscrire par le biais des commentaires, ….juste au cas ou, cette fois on est sérieuse, on voudrait vraiment mettre cette expédition sur pattes. Nous avons également vu les Epoux Arnolfini de Jan Van Dyck, et des peintures des artistes que je traitais dans mon mémoire que personne n’ a lu, et dont j’ai même oublié le titre, pour dire a quel point mes amis s’intéressent a mon œuvre : Marion pensait que le sujet était les tapisseries, ne me dites pas que vous ne saviez pas
(Qui m’a induite en erreur ? Qui m’a parlé de tapisseries ???)JEU NUMERO 1 : quel était l’intitulé de mon mémoire ?
On a ensuite filé en direction de Covent Garden, où Julie a découvert pourquoi tout le monde a reconnu l’Apple Market sur la photo dans un précédent post (elle n’avait pas réalisé que le nom était écrit dessus…). Passage chez Lush pour faire provision de savon, butter cream, hand cream, etc. Après un repas typiquement anglais dans une brasserie nommée Kings Lion( mais non, c’est le White Lion, Pff),
nous voilà en route pour le British Museum où l’on a pu voir une momie, la pierre de rosette, les statues de l’Acropole, des vases grecs, les statues des néréïdes d’un temple turc, des dieux à pleins de bras, des gros cailloux, avec des explications en anglais, alors ce que c’était ?.... On est passé devant en chantant des chansons et prenant les mêmes poses que les déesses en cailloux. Pour la deuxième fois consécutive je n’ai pas pu voir la lithographie de Hokusai représentant la grande vague, déception, mais nous avons pu l’admirer sur l’ordinateur interactif (écran tactile me taquine Marion) de la grande bibliothèque. Direction Starbucks , nous en rêvions depuis trois jours, nous déménageâmes trois fois mais finîmes par obtenir le moelleux fauteuil de nos rêves.


Avons végété quelques demi heure la avant de repartir vers la train station en chantant Dutronc, Spice Girl,
Piaf, et le lundi au soleil !! (même en anglais… the Monday in the suuuuun, it’s a thing
that we will never haaaaave…) pendant que des anglais nous demandaient leur chemin... Quelques sourires (mais non on ne s’est pas contentés de sourire :nous étions hilares)
plus tard, nous voilà arrivés à la gare de Berkhamsted après avoir eu un paysage dans le train un peu moins désagréable qu’à l’aller. Les fainéantes que nous sommes ont annulé la soirée prévue au Pub,
les pieds en compote, mais la joie au cœur ! super la conclusion !
Lundi 6 Mars
Ecriture laborieuse du blog, achat de thé, enveloppes et timbres, salade jambon/ fromage, petit filou, et réécriture du blog. Et oui, quatre pages pour ne rien dire de passionnant mais si la retranscription ne parait pas transcendante, le voyage lui l’était. Je laisse le mot de le la fin à la fin à Marion , et je promet, je la laisse l’écrire seule, je ne lorgnerait pas derrière son épaule.
Tiens, Julie se met à juger de l’intérêt du voyage !! Mais comme elle ne raconte pas de bêtises pour une fois, et que ce qu’elle dit est très vrai, ça va… On n’a pas encore parlé de la famille, mais ils sont super sympa, super ouverts, et apparemment très contents que des gens viennent !! J’espère que ce petit (?) récit rend bien compte de l’intérêt de ce petit séjour ! Donc réjouissez-vous de votre futur voyage pour ceux pour qui c’est déjà prévu, et pour les autres, courez réserver votre billet ! ;) Bon, moi je vais boire my laaaaaaast english tea, so see you soon !!!!! :)JEU NUMERO 2 :ou ces photo ont elles ete prises?
JEU NUMERO 3: quel est ce liquide ?