Les loulou a Londres
L’arrivée est mémorable. Rendez-vous a été donné à Hemel Hempstead, mais où à Hemel Hempstead ? Julie attend donc à la gare, et les deux loulous à la gare routière (bus station) là où le bus les a posés. Les deux français sont donc fort dépourvus quand la nuit fut venue. Au bout de 2 heures, Julie comprend qu’il y a un problème, mais entre temps les loulous paniqués, après avoir essayé d’appeler d’une cabine, appellent Martine, qui paniquée appelle Libby, qui paniquée appelle Julie, qui paniquée comprend qu’elle s’est trompée d’endroit.
Les loulous, partis sur les conseils de Martine à la recherche de la gare finissent par rentrer dans un taxi au moment précis où Julie arrive en courant : « Stop ! Stop ! ». Tout est bien qui finit bien.
Tout le monde se couche rassuré sous une bonne couette.
C’etait la version de Nicolas. La mienne est plus longue.
Vers 20h, je prend la route. Je ne me pose pas la moindre question. A Thonon, les bus arrivent tous à la gare SNCF, alors forcement c’est la même chose partout ! J’arrive à la gare à 20h 30 tapantes, l’heure à laquelle Marie et Nicolas sont supposés arriver. Mais Libby m’avait prévenu que le trafic risquait de retarder le bus.
20h45 : Je décide de me promener dans la gare, pour regarder les panneaux d’affichage sur l’arrivée des bus. En fait, non, elle est fermée. Je retourne à la voiture, je commence à feuilleter mon manuel de secours. Tiens, intéressant, il y a un numéro d’urgence, une équipe sympathique et dynamique est prête à me secourir, quel que soit l’endroit en Angleterre ou ma micra violette décide de me lâcher, et ils arrivent dans une moyenne de 39 minutes. Il est 21h05 quand je repose le guide dans la boite a gants, ou vous trouverez de tous sauf des gants.
Je commence à siffler pour m’occuper,…le bus est vraiment en retard dites donc ! J’arrête de siffler car le monsieur dans la voiture d’a côté me regarde d’un drôle d’œil. Je commence a penser qu’il faudrait peut être que j’appelle Libby. Peut être a-t-elle reçu un coup de fil de Marie, qui est peut être coincée à l’aéroport car sa valise a été déroutée vers Istanbul et Nicolas s’est trompé d’avion, il est a Acapulco….Je suis en train de penser a tous ça quand le mobile sonne. C’est Libby.
- « Mais non Julie, je pensais que tu savais que les bus arrivaient à l’autre bout de Hemel ! »
- « Mais c’est pas vrai !....mais c’est pas vrai ! …quelle dinde (en français, parce que je ne sais pas comment on dit dinde en anglais), mais c’est ou exactement ? »
- « tu vois l’hôpital ? »
- « non »
- « hum,…et le centre ville ? ».
Mais en fait je ne connais de Hemel que le shopping center et le cinema. Je dis a Libby tant pis, je file a l’aveuglette, je lirai les panneaux et je sifflerai les gens dans la rue pour qu’ils m’expliquent le chemin.
C’est ce j’ai fait, carrément qu pif.
Paf, je me trompe de route, j’arrive sur le parking de l’hôpital. Pendant tout le trajet je m’auto crie dessus.
Pouf, j’y suis enfin.
Oua ; c’est très glauque. Heureusement que Marie n’est pas venue seule. Derrière les arrêt de bus se trouve la place du marché qui je l’espère est plus gaie de jour. Je traîne un peu puis je décide de traverser le marché. Je demande a un couple ou je peux trouver une cabine téléphonique (espérant y trouver M & N), mais au lieu de me répondre directement ils me demandent pourquoi j’ai besoin d’une cabine puisque j’ai un mobile a la main,…super, ils sont bourrés. Je les laisse marmonner, je file. Je vois un taxi, machinalement je cours vers le taxi. Peut être les ondes lyaudines magiques de Marie m’appellent elles. En effet , que vois je entrain de monter dans le taxi : des mèches blondes. MAAAAAAAAAAARIE ; Et Nicolas qui est déjà à l’intérieur me fait un petit coucou. Au revoir taxi.
Ouf. Première impression, très mauvaise. Deuxième impression, presque pire : Julie conduit très mal et n’a aucun sens de l’orientation. En effet, deux minutes après avoir quitté la bus station, nous y retournons. Comme dans un cauchemar, toutes les routes mènent à la bus station.
Finalement, les sentiments de déboulement et de honte ( d’avoir laissé mes amis seuls dans une petite ville glauque d’Angleterre) s’estompent. Marie n’est pas vraiment traumatisée ou même surprise, elle me connaît trop bien. Nous arrivons sain et sauf, Libby est rassurée. Une petite salade et nous filons nous coucher.
Suite de la version Nicolas.
Le lendemain, le réveil sonne tôt pour un « London trip n°1 ». Marche+Train+Métro= Trafalgar Square. Visite de la National Gallery (Sunflowers de Van Gogh, Epoux Arnolfini de Van Eyck, et Julie se retiens tres tres fort de ne pas faire un exposé sur cette derniere œuvre, Marion n’a pas eu la même chance... Commentaire de Julie en violet). Marchons ensuite jusqu’à Piccadilly Circus pour pique-niquer à Green Park (où nombre de photos débiles incluant une pomme verte seront prises). Vient ensuite la phase touriste qui commence, nous passons devant Buckingham Palace, Julie crache sur un garde, Marie lui noue les lacets ensemble et Nicolas lui plante une pâquerette dans le nez. Nous voulons nous réfugier dans l’abbaye de Westminster, mais le prix exorbitant demandé à l’entrée nous pousse à nous rabattre sur une minuscule chapelle, Sainte Marguerite des Vitraux Pourris (tiens, tiens, tiens…). Big Ben sonne (c’est la foly à London !) : c’est l’heure de notre premier Starbucks londonien (sauf pour Julie qui en est à son 300ème) : Hot Chocolate pour Marie, Frapuccino caramel light pour Julie ( le frapuccino normal est vraiment trop écœurant, j’ai deja testé) , Frapuccino caramel avec de la crème pour Nicolas. La radio diffuse un human-beat-box qui reprend les White Stripes, finalement comme la chanson dure très longtemps, nous tournons la tête et découvrons que c’est en fait un type qui fait « poum-poum-tchack » dans son micro accompagné de sa barbie punk qui groupie. A cette heure-ci de la journée, Nicolas entame son 9ème paquet de mouchoirs (il est « b’alade »). Le week end pourrai se resumer a nos aller et venue au supermarché pour que Nico se fournisse en bouchoirs. Après l’appel du Starbuck, viens l’appel du Lush de Covent Garden. Les filles enclenchent alors le mode «shopping» (HMV, Gap, H&M…) pendant que Nicolas patiente sagement devant les magasins de vêtements (il se rattrapera le lendemain). Visite à « The Photographers Gallery » (www.photonet.org.uk) où une vidéo intitulé Cui Cui tourne. Nicolas a la bonne idée de nous y emmener, l’œuvre d’un photographe du nom de kikko, ou Diego je ne sais plus , est exposée. De superbes photos, mes préférées sont une tortue qui nage dans une eau turquoise sous un rayon de soleil, et un gros plan sur le visage d’un bébé.
Le soir, sortie chic à Flauden dans un restaurant tenu par Claude Paillet, meilleur chef 2005, , Julie tombe amoureuse de la cuisine (pas du serveur) et se déclare ambassadrice du resto (elle prend plein de cartes pour pouvoir faire de la pub). Sa copine qui sert là-bas nous ramène corbeille de pain sur corbeille de pain.
C’est ici que le commentaire de Nicoco s’acheve, je prends donc le relais.
La corbeille de pain n’avait rien d’ordinaire, on se disputait pour savoir qui aurait quel pain, car ils sont tous différent, délicieux et tout juste sortie du four. Nico a pris un risotto, Marie a choisi une salade avec du foie gras, le meilleur que j’ai goûté. J’ai pris pour ma part des brochettes de crevettes sur des bâtons de romarins accompagnés de légumes et d’une petite sauce au curry. Toujours pas remise. Ensuite tarte au pommes cannelle. Fantastique. Domi-Jean Louis, Carole-Eric, si vous venez me voir, vous êtes prévenus, c’est là que je vous emmène.
J’en profite pour remercier mon copilote, Nicolas qui se dépatouille très bien avec les cartes dans les petits bleds anglais.
Samedi
Nous essayons de ne pas émerger trop tard, petit déjeuner puis filons au train. Ma mémoire me joue des détours, je suis en train de rédiger ce rapport mais les événements sont maintenant loin dans ma mémoire, Nicolas et Marie je vous invite a me corriger si je me trompe. Vivement que les cours d’anglais soient finis, j’aurai plus de temps pour vous raconter ma passionnante vie.
Bref, nous sommes a Londres, première visite, la British Library évidemment, pour mes deux invités fous de vieux bouquins. Je n’avais pas remarqué lors de ma première visite les ordinateurs à écran tactile, nous pouvons tourner virtuellement les pages des manuscrits et faire des zooms sur les détails. La bibliothèque possède le premier exemplaire d’Alice au pays des merveilles, écrit et illustré par l’auteur lui-même pour une petite fille qui s’appellait Alice.
Hop, direction Le British Museum, je ne compte plus le nombre de fois que je suis venue ici. Comme je connais bien les collections permanentes je décide de laisser les amoureux, …en amoureux. Une exposition sur Michel-Ange qui a l’air fantastique est organisée dans ce musée, c’est l’occasion de la visiter. Malheureusement la caissière m’informe qu’il faut réserver à l’avance, la prochaine visite est a 2heures. Je me vois mal dire à Nico et Mama que nous devons rester ici pendant trois heures. Je m’en vais donc visiter les passionnantes étales de la boutique de musée. Je dégote un chouette petit guide des marchés de Londres. Je peux désormais vous indiquer ou trouver du pain frais, des légumes et des vieilles fripes.
Il me semble que nous filons ensuite à Carnaby Street, en passant auparavant dans une petite rue remplie de disquaires. Nico disparaît dans toutes les boutiques. Pendant ce temps je me trouve des crayons aquarelle, et je repère un chouette salon de thé japonais pour ma prochaine visite. Nico traine et les cousines ont mal au dos. Ouf on s’en va. Carnaby Street est chouette, ça change des gros magasins bondés de Oxford Street. Nous cherchons longuement un café puis atterrissons dans, Oh surprise, un Starbucks. Frappucccino pour l’intoxiké des glaces. Orange pressée de 500ml pour les filles.
…Minute papillon, j’ai oublié la super pause déjeuner dans un petit parc pas facile à trouver. Seuls au milieu de la verdure, enfin presque car un écureuil nous tourne autour. Puis c’est au tour de Nico de lui tourner autour avec son appareil photo. Cliché d’anthologie intitulé :
«Castor, histoire d’un écureuil gris ». S’en suit une passionnante discussion sur les méchants écureuils gris agressifs qui ont massacré les gentils écureuils roux en Angleterre.
Nous prenons le métro, changeons maintes fois de lignes. Arrivons loin avant de réaliser que nous serrons en retard pour la fermeture de Waitrose (le supermarché chic). Nicoco reste à Londres pour visiter une église vue dans un film. Pfff, …comprendrai jamais cet intérêt bizarre de certaines personnes pour les églises. Des tas de pierres si vous voulez mon avis.
Détours déroutants dans les allées du métro pour les cousines. Tout notre itinéraire pour rejoindre la gare est truffé de piéges et de lignes de métro fermées. Etude contrariée du plan du tube. Courons partout, arrivons 4 minutes en retard pour le train prévue.
20 minutes plus tard, dans le wagonnet, planification minutieuse de l’opération « Je Veux Mon Pesto Ce Soir ».
Explication : l’arrivée de notre train est prévue à 18h53, soit 7minutes avant que les portes de Waitrose-supermarché chic- ne ferme. Devons nous nous résigner au petit supermarché tesco, .. ;tout petit, deprimant et n’offrant pas de jolis choix…Dilemme, le front de Julie est tout plissé.
Marie rigole.
L’atelier confectionage de pesto prévu le soir est en jeux.
Plan de bataille : Julie laisse tout son bazar à Mama, en échange de son porte monnaie rose décoré de cœur. A la seconde ou les portes du train s’ouvre, cousine numéro 1 prend le départ de la course contre la montre, à 18h55 elle a le plus gros mal de tête de sa vie et ses poumons sont sans dessus dessous, mais son panier est remplie et basilic, parmesan et pignons de pain. Ouffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff. Marie déboule, nous filons à la maison. Juste a temps car une averse monumentale est arrivée. Nous téléphonons à Nicolas qui vient d’arrivée à Berko. Je file le chercher en voiture tellement il pleut.
Tout cela en valait bien la peine, le pesto est super bon , tout le monde a participé même si Nicolas est un peu feignant.
Dimanche
Repos aujourd’hui, nous avons le droit a une petite grasse matinée. Le programme initial était une balade dans la nature suivie d’un pique nique. Malheureusement le ciel est moins joyeux qu’hier. Nous décidons de partir tout de même, mais de pique niquer ensuite dans la cuisine.
Depuis mon arrivée en septembre, tout le monde me parle d’une petite forêt près de Ashridge qui se couvre de petite fleur bleues en mai, pendant une semaine seulement. L’occasion rêvée d’y jeter un œil avec mes invités. J’espère que nous ne serons pas déçu.
Comme c’est jooooooooooooooooooooooli ! Je m’attendais à un petit carré de blue bells, mais elles sont partout partout. C’est fantastique. Séance photo extensive, tout le monde se photographie.
Nous partons ensuite un peu plus haut, nous laissons la voiture sur un parking et marchons bien 10 bonne minutes, très fatiguant. Nous arrivons en haut d’une colline du nom de Beacon Hill, nous pouvons admirer tous les alentours car c’est l’endroit le plus haut du coin. Autant dire que c’est assez plat dans le coin en question.
Mais il fait frisquet, nous rentrons préparer notre salade de riz et de légumes au chaud.
Les légumes sont pres depuis longtemps mais l’eau du riz ne bouillonne toujours pas. Finalement nous nous contenterons des legumes en attendant que les 40 minutes de cuisson du riz ne passent. Apres midi tranquilou, on ne fait pas grand-chose mais on le fait ensemble, c’est chouette.
J’ai gardé le mystère sur le titre du film que nous allons voir le soir au super cinéma Le Rex. Le générique défile et mes amis, qui ne savent pas lire, pense avoir vu le nom de Gene Kelly ; ainsi tout le long du film ils attendent son arrivée. Ils ne remarquent pas que la jolie blonde s’ appellent Grace Kelly. Et ils ne prêtent pas plus attention au légendaire Bing Crosby ou a Frank Sinatra. Le film est Haute Societé et est super chouette.
En rentrant du cinéma Marie va se coucher, Nico et moi-même discutons de cinéma (ça fait plaisir, ça faisait longtemps) en dégustant ENFIN notre riz, qui a fini par être cuit. Et même que nous arrivons a dicscuter sans nous chamailler, de quoi être fier.
Lundi
Mon réveil n’a pas sonné, panique a bord. Préparation du petit dejeuner en 4ème vitesse, avnat de constater qu’il nous reste une heure et demi avant de partir. J’emmene les loulous à la désormais bus station. Good bye déchirant, ce fut un fantastique week end. Heureusement nous nous reverrons vite pour l’anniversaire de superwoman.
A ce propos, je suis dispo si il faut pousser la chansonnette et le guitariste , j’en suis sure se fera un plaisir.
Gros bisous à tous et à mes loulous en partculier.
ET VOICI LES PHOTOOOOOOOOOOOS:
Resume du voyage: les mouchoirs de Nicoco



: Presentation de nos trois protagonistes



"Une pomme au quotidieneloigne le medecin"
Savon en coeur de lush
et Big Ben sous les nuages.


Photo erotique prise par Nicoco au Bristih Museum.


:Pub pour le restaurant


Marie est chouette quand elle rigole.



PHOTO MYSTERE:de quoi s'agit il?
Les loulous, partis sur les conseils de Martine à la recherche de la gare finissent par rentrer dans un taxi au moment précis où Julie arrive en courant : « Stop ! Stop ! ». Tout est bien qui finit bien.
Tout le monde se couche rassuré sous une bonne couette.
C’etait la version de Nicolas. La mienne est plus longue.
Vers 20h, je prend la route. Je ne me pose pas la moindre question. A Thonon, les bus arrivent tous à la gare SNCF, alors forcement c’est la même chose partout ! J’arrive à la gare à 20h 30 tapantes, l’heure à laquelle Marie et Nicolas sont supposés arriver. Mais Libby m’avait prévenu que le trafic risquait de retarder le bus.
20h45 : Je décide de me promener dans la gare, pour regarder les panneaux d’affichage sur l’arrivée des bus. En fait, non, elle est fermée. Je retourne à la voiture, je commence à feuilleter mon manuel de secours. Tiens, intéressant, il y a un numéro d’urgence, une équipe sympathique et dynamique est prête à me secourir, quel que soit l’endroit en Angleterre ou ma micra violette décide de me lâcher, et ils arrivent dans une moyenne de 39 minutes. Il est 21h05 quand je repose le guide dans la boite a gants, ou vous trouverez de tous sauf des gants.
Je commence à siffler pour m’occuper,…le bus est vraiment en retard dites donc ! J’arrête de siffler car le monsieur dans la voiture d’a côté me regarde d’un drôle d’œil. Je commence a penser qu’il faudrait peut être que j’appelle Libby. Peut être a-t-elle reçu un coup de fil de Marie, qui est peut être coincée à l’aéroport car sa valise a été déroutée vers Istanbul et Nicolas s’est trompé d’avion, il est a Acapulco….Je suis en train de penser a tous ça quand le mobile sonne. C’est Libby.
- « Mais non Julie, je pensais que tu savais que les bus arrivaient à l’autre bout de Hemel ! »
- « Mais c’est pas vrai !....mais c’est pas vrai ! …quelle dinde (en français, parce que je ne sais pas comment on dit dinde en anglais), mais c’est ou exactement ? »
- « tu vois l’hôpital ? »
- « non »
- « hum,…et le centre ville ? ».
Mais en fait je ne connais de Hemel que le shopping center et le cinema. Je dis a Libby tant pis, je file a l’aveuglette, je lirai les panneaux et je sifflerai les gens dans la rue pour qu’ils m’expliquent le chemin.
C’est ce j’ai fait, carrément qu pif.
Paf, je me trompe de route, j’arrive sur le parking de l’hôpital. Pendant tout le trajet je m’auto crie dessus.
Pouf, j’y suis enfin.
Oua ; c’est très glauque. Heureusement que Marie n’est pas venue seule. Derrière les arrêt de bus se trouve la place du marché qui je l’espère est plus gaie de jour. Je traîne un peu puis je décide de traverser le marché. Je demande a un couple ou je peux trouver une cabine téléphonique (espérant y trouver M & N), mais au lieu de me répondre directement ils me demandent pourquoi j’ai besoin d’une cabine puisque j’ai un mobile a la main,…super, ils sont bourrés. Je les laisse marmonner, je file. Je vois un taxi, machinalement je cours vers le taxi. Peut être les ondes lyaudines magiques de Marie m’appellent elles. En effet , que vois je entrain de monter dans le taxi : des mèches blondes. MAAAAAAAAAAARIE ; Et Nicolas qui est déjà à l’intérieur me fait un petit coucou. Au revoir taxi.
Ouf. Première impression, très mauvaise. Deuxième impression, presque pire : Julie conduit très mal et n’a aucun sens de l’orientation. En effet, deux minutes après avoir quitté la bus station, nous y retournons. Comme dans un cauchemar, toutes les routes mènent à la bus station.
Finalement, les sentiments de déboulement et de honte ( d’avoir laissé mes amis seuls dans une petite ville glauque d’Angleterre) s’estompent. Marie n’est pas vraiment traumatisée ou même surprise, elle me connaît trop bien. Nous arrivons sain et sauf, Libby est rassurée. Une petite salade et nous filons nous coucher.
Suite de la version Nicolas.
Le lendemain, le réveil sonne tôt pour un « London trip n°1 ». Marche+Train+Métro= Trafalgar Square. Visite de la National Gallery (Sunflowers de Van Gogh, Epoux Arnolfini de Van Eyck, et Julie se retiens tres tres fort de ne pas faire un exposé sur cette derniere œuvre, Marion n’a pas eu la même chance... Commentaire de Julie en violet). Marchons ensuite jusqu’à Piccadilly Circus pour pique-niquer à Green Park (où nombre de photos débiles incluant une pomme verte seront prises). Vient ensuite la phase touriste qui commence, nous passons devant Buckingham Palace, Julie crache sur un garde, Marie lui noue les lacets ensemble et Nicolas lui plante une pâquerette dans le nez. Nous voulons nous réfugier dans l’abbaye de Westminster, mais le prix exorbitant demandé à l’entrée nous pousse à nous rabattre sur une minuscule chapelle, Sainte Marguerite des Vitraux Pourris (tiens, tiens, tiens…). Big Ben sonne (c’est la foly à London !) : c’est l’heure de notre premier Starbucks londonien (sauf pour Julie qui en est à son 300ème) : Hot Chocolate pour Marie, Frapuccino caramel light pour Julie ( le frapuccino normal est vraiment trop écœurant, j’ai deja testé) , Frapuccino caramel avec de la crème pour Nicolas. La radio diffuse un human-beat-box qui reprend les White Stripes, finalement comme la chanson dure très longtemps, nous tournons la tête et découvrons que c’est en fait un type qui fait « poum-poum-tchack » dans son micro accompagné de sa barbie punk qui groupie. A cette heure-ci de la journée, Nicolas entame son 9ème paquet de mouchoirs (il est « b’alade »). Le week end pourrai se resumer a nos aller et venue au supermarché pour que Nico se fournisse en bouchoirs. Après l’appel du Starbuck, viens l’appel du Lush de Covent Garden. Les filles enclenchent alors le mode «shopping» (HMV, Gap, H&M…) pendant que Nicolas patiente sagement devant les magasins de vêtements (il se rattrapera le lendemain). Visite à « The Photographers Gallery » (www.photonet.org.uk) où une vidéo intitulé Cui Cui tourne. Nicolas a la bonne idée de nous y emmener, l’œuvre d’un photographe du nom de kikko, ou Diego je ne sais plus , est exposée. De superbes photos, mes préférées sont une tortue qui nage dans une eau turquoise sous un rayon de soleil, et un gros plan sur le visage d’un bébé.
Le soir, sortie chic à Flauden dans un restaurant tenu par Claude Paillet, meilleur chef 2005, , Julie tombe amoureuse de la cuisine (pas du serveur) et se déclare ambassadrice du resto (elle prend plein de cartes pour pouvoir faire de la pub). Sa copine qui sert là-bas nous ramène corbeille de pain sur corbeille de pain.
C’est ici que le commentaire de Nicoco s’acheve, je prends donc le relais.
La corbeille de pain n’avait rien d’ordinaire, on se disputait pour savoir qui aurait quel pain, car ils sont tous différent, délicieux et tout juste sortie du four. Nico a pris un risotto, Marie a choisi une salade avec du foie gras, le meilleur que j’ai goûté. J’ai pris pour ma part des brochettes de crevettes sur des bâtons de romarins accompagnés de légumes et d’une petite sauce au curry. Toujours pas remise. Ensuite tarte au pommes cannelle. Fantastique. Domi-Jean Louis, Carole-Eric, si vous venez me voir, vous êtes prévenus, c’est là que je vous emmène.
J’en profite pour remercier mon copilote, Nicolas qui se dépatouille très bien avec les cartes dans les petits bleds anglais.
Samedi
Nous essayons de ne pas émerger trop tard, petit déjeuner puis filons au train. Ma mémoire me joue des détours, je suis en train de rédiger ce rapport mais les événements sont maintenant loin dans ma mémoire, Nicolas et Marie je vous invite a me corriger si je me trompe. Vivement que les cours d’anglais soient finis, j’aurai plus de temps pour vous raconter ma passionnante vie.
Bref, nous sommes a Londres, première visite, la British Library évidemment, pour mes deux invités fous de vieux bouquins. Je n’avais pas remarqué lors de ma première visite les ordinateurs à écran tactile, nous pouvons tourner virtuellement les pages des manuscrits et faire des zooms sur les détails. La bibliothèque possède le premier exemplaire d’Alice au pays des merveilles, écrit et illustré par l’auteur lui-même pour une petite fille qui s’appellait Alice.
Hop, direction Le British Museum, je ne compte plus le nombre de fois que je suis venue ici. Comme je connais bien les collections permanentes je décide de laisser les amoureux, …en amoureux. Une exposition sur Michel-Ange qui a l’air fantastique est organisée dans ce musée, c’est l’occasion de la visiter. Malheureusement la caissière m’informe qu’il faut réserver à l’avance, la prochaine visite est a 2heures. Je me vois mal dire à Nico et Mama que nous devons rester ici pendant trois heures. Je m’en vais donc visiter les passionnantes étales de la boutique de musée. Je dégote un chouette petit guide des marchés de Londres. Je peux désormais vous indiquer ou trouver du pain frais, des légumes et des vieilles fripes.
Il me semble que nous filons ensuite à Carnaby Street, en passant auparavant dans une petite rue remplie de disquaires. Nico disparaît dans toutes les boutiques. Pendant ce temps je me trouve des crayons aquarelle, et je repère un chouette salon de thé japonais pour ma prochaine visite. Nico traine et les cousines ont mal au dos. Ouf on s’en va. Carnaby Street est chouette, ça change des gros magasins bondés de Oxford Street. Nous cherchons longuement un café puis atterrissons dans, Oh surprise, un Starbucks. Frappucccino pour l’intoxiké des glaces. Orange pressée de 500ml pour les filles.
…Minute papillon, j’ai oublié la super pause déjeuner dans un petit parc pas facile à trouver. Seuls au milieu de la verdure, enfin presque car un écureuil nous tourne autour. Puis c’est au tour de Nico de lui tourner autour avec son appareil photo. Cliché d’anthologie intitulé :
«Castor, histoire d’un écureuil gris ». S’en suit une passionnante discussion sur les méchants écureuils gris agressifs qui ont massacré les gentils écureuils roux en Angleterre.
Nous prenons le métro, changeons maintes fois de lignes. Arrivons loin avant de réaliser que nous serrons en retard pour la fermeture de Waitrose (le supermarché chic). Nicoco reste à Londres pour visiter une église vue dans un film. Pfff, …comprendrai jamais cet intérêt bizarre de certaines personnes pour les églises. Des tas de pierres si vous voulez mon avis.
Détours déroutants dans les allées du métro pour les cousines. Tout notre itinéraire pour rejoindre la gare est truffé de piéges et de lignes de métro fermées. Etude contrariée du plan du tube. Courons partout, arrivons 4 minutes en retard pour le train prévue.
20 minutes plus tard, dans le wagonnet, planification minutieuse de l’opération « Je Veux Mon Pesto Ce Soir ».
Explication : l’arrivée de notre train est prévue à 18h53, soit 7minutes avant que les portes de Waitrose-supermarché chic- ne ferme. Devons nous nous résigner au petit supermarché tesco, .. ;tout petit, deprimant et n’offrant pas de jolis choix…Dilemme, le front de Julie est tout plissé.
Marie rigole.
L’atelier confectionage de pesto prévu le soir est en jeux.
Plan de bataille : Julie laisse tout son bazar à Mama, en échange de son porte monnaie rose décoré de cœur. A la seconde ou les portes du train s’ouvre, cousine numéro 1 prend le départ de la course contre la montre, à 18h55 elle a le plus gros mal de tête de sa vie et ses poumons sont sans dessus dessous, mais son panier est remplie et basilic, parmesan et pignons de pain. Ouffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff. Marie déboule, nous filons à la maison. Juste a temps car une averse monumentale est arrivée. Nous téléphonons à Nicolas qui vient d’arrivée à Berko. Je file le chercher en voiture tellement il pleut.
Tout cela en valait bien la peine, le pesto est super bon , tout le monde a participé même si Nicolas est un peu feignant.
Dimanche
Repos aujourd’hui, nous avons le droit a une petite grasse matinée. Le programme initial était une balade dans la nature suivie d’un pique nique. Malheureusement le ciel est moins joyeux qu’hier. Nous décidons de partir tout de même, mais de pique niquer ensuite dans la cuisine.
Depuis mon arrivée en septembre, tout le monde me parle d’une petite forêt près de Ashridge qui se couvre de petite fleur bleues en mai, pendant une semaine seulement. L’occasion rêvée d’y jeter un œil avec mes invités. J’espère que nous ne serons pas déçu.
Comme c’est jooooooooooooooooooooooli ! Je m’attendais à un petit carré de blue bells, mais elles sont partout partout. C’est fantastique. Séance photo extensive, tout le monde se photographie.
Nous partons ensuite un peu plus haut, nous laissons la voiture sur un parking et marchons bien 10 bonne minutes, très fatiguant. Nous arrivons en haut d’une colline du nom de Beacon Hill, nous pouvons admirer tous les alentours car c’est l’endroit le plus haut du coin. Autant dire que c’est assez plat dans le coin en question.
Mais il fait frisquet, nous rentrons préparer notre salade de riz et de légumes au chaud.
Les légumes sont pres depuis longtemps mais l’eau du riz ne bouillonne toujours pas. Finalement nous nous contenterons des legumes en attendant que les 40 minutes de cuisson du riz ne passent. Apres midi tranquilou, on ne fait pas grand-chose mais on le fait ensemble, c’est chouette.
J’ai gardé le mystère sur le titre du film que nous allons voir le soir au super cinéma Le Rex. Le générique défile et mes amis, qui ne savent pas lire, pense avoir vu le nom de Gene Kelly ; ainsi tout le long du film ils attendent son arrivée. Ils ne remarquent pas que la jolie blonde s’ appellent Grace Kelly. Et ils ne prêtent pas plus attention au légendaire Bing Crosby ou a Frank Sinatra. Le film est Haute Societé et est super chouette.
En rentrant du cinéma Marie va se coucher, Nico et moi-même discutons de cinéma (ça fait plaisir, ça faisait longtemps) en dégustant ENFIN notre riz, qui a fini par être cuit. Et même que nous arrivons a dicscuter sans nous chamailler, de quoi être fier.
Lundi
Mon réveil n’a pas sonné, panique a bord. Préparation du petit dejeuner en 4ème vitesse, avnat de constater qu’il nous reste une heure et demi avant de partir. J’emmene les loulous à la désormais bus station. Good bye déchirant, ce fut un fantastique week end. Heureusement nous nous reverrons vite pour l’anniversaire de superwoman.
A ce propos, je suis dispo si il faut pousser la chansonnette et le guitariste , j’en suis sure se fera un plaisir.
Gros bisous à tous et à mes loulous en partculier.
ET VOICI LES PHOTOOOOOOOOOOOS:
Resume du voyage: les mouchoirs de Nicoco



: Presentation de nos trois protagonistes


"Une pomme au quotidieneloigne le medecin"
Savon en coeur de lush
et Big Ben sous les nuages.

Photo erotique prise par Nicoco au Bristih Museum.



:Pub pour le restaurant


Marie est chouette quand elle rigole.


PHOTO MYSTERE:de quoi s'agit il?

7 Comments:
At 10:51 AM,
Anonymous said…
Coucou ma puce
Que d’aventure que d’aventure !! surtout à l’arrivée (c’est de la grande Julie là).
Les amoureux dans les blue bells sont magnifiques.
Je crois qu’il manque l’instecteur Gadget sur ta photo, non ????
Gros gros bisous à tous.
At 1:03 PM,
Anonymous said…
Bonjour à tous
Vous m'épuisez rien que de lire vos aventures !
Je crois que nous prendrons un taxi si nous allons te voir ma puce !
La photo ? peut-être les policemen dépêchés par Julie pour retrouver nos amoureux égarés in London ?
Pour ce qui est de l'anniversaire de Superwoman, la chanson est presque prête. Ce sera sur l'air de "Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile...." de "je ne sais plus son nom, Cookie machin chose". J'ai la partition pour les accords à la guitare si notre musicien est de la partie ? Vos génitrices ont les paroles, à remanier encore un peu suivant les inspirations de chacun. Vous pouvez donc d'ores et déjà vous exprimer mais je pense qu'une répétition générale s'impose ; voir à quel moment c'est possible ?
Big bisou à tous et petit câlin à la tortue
At 1:47 PM,
nicolas said…
Bonjour à toutes !
Je me dois de rectifier quelques trucs pas très vrai dit içi... D'abord l'église en question (Christ Church) n'a pas été vue dans un film, mais dans un comics : From Hell d'Alan Moore. Dans l'histoire, un type qui se révèlera être Jack L'Eventreur (mais c'est compliqué) est fasciné par Hawksmoor qui a construit cette église selon des principes relativement obscures (plus moins païens, maçonniques et dionysiaques). Elle n'apparait pas dans l'adaptation cinématographique, comme tout ce qui était super trop bien dans le comics par ailleurs. C'est d'ailleurs la seule église qui m'interessait et ce simplement à cause de From Hell. Sinon, les églises pour les athées, c'est pas la joie...
Ensuite, on s'est trompé dans l'adresse de la galerie de photos : c'était www.photonet.org.uk et l'artiste s'appelle Rinko Kawauchi.
Sinon, à un moment, julie dit que je "traine". Je tiens à rétablir une certaine parité, parce qu'on dit "marie et julie font du shopping" et on dit "nicolas traine". Or c'est la même chose : c'est Tonteux !
Sinon, je voudrais préciser que pendant l'atelier pesto, nicolas n'était pas "feignant" mais "malade" et après s'être levé très tôt le matin et marché toute la journée à londres en utilisant plus de 12 paquets de mouchoirs, j'étais pas trop volontaire. Et puis il faut aussi dire qu'en cuisine, julie est un peu ... comment dire ça ... dirigiste.
Pour le film, on était dans l'esprit "on va voir un film que JULIE nous emmène voir", donc il y avait de fortes chances qu'il y ait Gene Kelly dedans, non ? En tout cas ca nous as pas empeché d'apprécier Sinatra qui as toujours autant la classe !!!
Enfin, pour la chanson, ca ne me pose aucun problème de jouer de la guitare, au contraire, mais 2 problèmes se posent : 1) ma guitare à un gros trou (je la posterai sur mon blog un jour) et j'ai très peur qu'elle ne survive pas à un voyage en train. Donc il faudrait s'en procurer une là-bas.
2) si domi (eh ça fait 2 notes !) pouvait m'envoyer les accords je pourrais m'entraîner pour pas être trop ridicule...
bisous à tous... et si vous voulez voir une super photos de ces fameuses blue bells (sur 2km² au moins, avec parking et vendeur de glace il faut le préciser) : voyez sur mon blog
At 2:15 PM,
julie said…
dirigiste, ...moi. Pff
j'ai peut etre donne quelques indications, mais sinon nous serions toujours entrain de l attendre, le pesto.
non mais,...il recoit un cours de cuisine le petit, et il est pas content....
At 3:08 PM,
nicolas said…
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At 3:10 PM,
nicolas said…
Je complète avec deux phots en plus sur mon blog
At 10:48 AM,
nicolas said…
C'est pas pour dire, mais y'a plus personne ni plus rien par içi...
et julie ? Oucékélé ?
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